
Source : WhatsApp
« COMMUNIQUÉ OFFICIEL N°015/Réseau i2/2026
ITURI : LE RÉSEAU DES INTELLECTUELS DE L’ITURI (Réseau i2) S’INTERROGE SUR UNE DETTE DE 60 MILLIONS DE DOLLARS NON REPRISE DANS LA REMISE ET REPRISE
Bunia, le 27 août 2026
Le Réseau des Intellectuels de l’Ituri (Réseau i2) suit avec une attention particulière la situation de la gouvernance financière de la province de l’Ituri.
Suite aux informations recoupées faisant état d’une dette estimée à 60.000.000 dollars américains, qui ne figurerait pas dans les documents officiels de remise et reprise entre le Gouverneur militaire sortant et son successeur, le Réseau i2 exprime sa vive inquiétude.
Cette situation, si elle était avérée, soulève des questions légitimes sur la transparence et la traçabilité de la gestion des finances publiques provinciales.
Une alerte économique majeure pour l’Ituri
Au-delà de la question administrative, le Réseau i2 alerte sur les conséquences économiques directes de cette dette pour la province.
Une dette de cette ampleur, non documentée et non clarifiée, pourrait :
- Freiner le développement économique de la province, en détournant les recettes futures vers le remboursement d’engagements non planifiés ;
- Engendrer une gestion non stable des finances et des recettes provinciales, en créant un climat d’incertitude pour les investisseurs, les partenaires et l’administration fiscale.
La stabilité financière est le socle de la paix et de la reconstruction en Ituri.
Les recommandations fortes du Réseau i2
Fidèle à sa mission de « Penser l’Ituri, Agir pour la RDC », le Réseau des Intellectuels de l’Ituri formule les recommandations suivantes, dans un esprit républicain et constructif :
- Saisir l’Inspection Générale des Finances (IGF) pour diligenter un audit complet et indépendant de la gestion financière de la province de l’Ituri sous le mandat écoulé.
- Saisir la Cour des Comptes pour vérifier la régularité, la légalité et la traçabilité de cette dette de 60 millions de dollars évoquée.
- Saisir l’Auditorat Général des FARDC et le Ministère de la Justice afin d’éclairer l’opinion publique et de garantir la reddition des comptes.
Le Réseau i2 reste convaincu que seule la transparence peut restaurer la confiance entre les institutions et la population de l’Ituri.
Fait à Bunia, le 27 août 2026
Pour le Réseau des Intellectuels de l’Ituri (Réseau i2)
La Coordination
Contact : Réseau i2 – Penser l’Ituri, Agir pour la RDC »
Nous avons posé quelques questions à ChatGPT pour en savoir plus.
- Qu’est-ce que le Réseau i2 en Ituri ?
- Quels sont ses objectifs ?
- Quelles sont leurs réalisations ?
- Quand, où et comment est né le Réseau i2 ?
Le « Réseau i2 » est l’acronyme du Réseau des Intellectuels de l’Ituri. Il se présente comme une structure citoyenne réunissant des intellectuels, des universitaires, des professionnels et des jeunes afin de mettre leurs compétences au service de la paix et du développement de l’Ituri.
Son président du conseil d’administration est Sammy Sugabo N’Singoma, parfois orthographié Samy ou Sammy Sugabo dans la presse. [« Samy Sugabo Singoma » sonnerait bira. « N’Singoma » nous renvoie au Bandundu ou au Kongo-Central.]
1. Quelle est la nature du Réseau i2 ?
Les informations publiques permettent de le décrire comme :
- une organisation de la société civile ;
- un réseau de réflexion, de mobilisation et de plaidoyer ;
- une plateforme de sensibilisation à la paix, au vivre-ensemble et au développement ;
- un interlocuteur qui cherche à dialoguer avec les autorités, les jeunes, les universitaires, les communautés et certains acteurs liés aux questions sécuritaires.
Sa devise affichée sur le communiqué transmis est :
« Penser l’Ituri, agir pour la RDC ».
En revanche, je n’ai pas trouvé, dans les sources publiques accessibles, ses statuts, son règlement intérieur, son acte de reconnaissance juridique, son numéro F92 ou la composition complète de ses organes. Il faut donc rester prudent avant de préciser s’il s’agit juridiquement d’une ASBL enregistrée, d’une association sans personnalité juridique ou d’une plateforme citoyenne.
2. Quels sont ses objectifs ?
À partir de ses déclarations et activités publiées, ses objectifs paraissent être les suivants :
Paix et cohésion sociale
- mobiliser les intellectuels en faveur d’une paix durable ;
- promouvoir le dialogue et le règlement pacifique des différends ;
- lutter contre les discours de haine, les manipulations communautaires et la violence ;
- sensibiliser les membres des communautés et des groupes armés au respect des engagements de paix.
Jeunesse
- empêcher le recrutement et l’instrumentalisation des jeunes par les groupes armés ;
- développer le leadership et la responsabilité citoyenne ;
- former des jeunes appelés à devenir des « ambassadeurs de la paix et du développement » ;
- encourager l’entrepreneuriat et contribuer à la réduction du chômage.
Développement et gouvernance
- mobiliser les compétences intellectuelles autour des problèmes de la province ;
- interpeller les autorités sur la gouvernance, les finances publiques, la santé et la sécurité ;
- soutenir ou accompagner les initiatives publiques jugées favorables à la stabilisation ;
- proposer des recommandations et mener des plaidoyers.
Ces objectifs ressortent notamment de la conférence organisée à Bunia en avril 2024, consacrée à la mobilisation de l’élite intellectuelle pour la paix, à l’entrepreneuriat, au leadership, à la cybercriminalité et à la résolution pacifique des conflits. Radio Okapi
3. Quelles réalisations peut-on vérifier ?
Les réalisations publiquement documentées sont surtout des activités de formation, sensibilisation, dialogue et plaidoyer.
| Date | Activité documentée | Portée observable |
|---|---|---|
| 21 avril 2024 | Conférence-débat à Bunia sur la mobilisation de l’élite intellectuelle pour la paix | Plus de 100 participants provenant des milieux universitaires, associatifs, médiatiques, de la jeunesse et des femmes |
| 28–30 avril 2026 | Formation organisée avec Ubuntu Panafrika | Plus de 100 jeunes formés comme ambassadeurs pour la paix et le développement |
| 1er mai 2026 | Mission à Nyankunde, territoire d’Irumu | Dialogue avec des jeunes et certains membres de la FPIC sur la paix, la non-violence et le respect des engagements |
| 4 mai 2026 | Remise de certificats de mérite à Bunia | Valorisation de personnalités présentées comme engagées dans la stabilisation et l’encadrement des jeunes |
| 14 mai 2026 | Rencontre avec la coordination de la Réserve armée de défense | Échanges sur la sensibilisation de la population, la sécurité et la stabilisation |
| Juillet 2026 | Plaidoyer en faveur du personnel soignant de Nyankunde | Demande de paiement des primes, d’équipements de protection et d’un audit des fonds de la riposte contre Ebola |
| 2026 | Sensibilisation contre Ebola | Messages publics et campagnes communautaires mentionnés sur ses plateformes |
La formation de plus de cent jeunes a porté sur le leadership, la prévention des conflits, la cohésion sociale, le vivre-ensemble et l’engagement citoyen. Des certificats d’« ambassadeurs pour la paix et le développement » ont été remis aux participants. Canal Révélation
La mission de Nyankunde et les distinctions remises à Bunia sont également rapportées par la Radio Télé Communautaire Candip.
Il faut néanmoins distinguer :
- les activités réalisées, qui sont documentées ;
- leurs résultats immédiats, comme le nombre de participants ;
- leur impact réel et durable, qui n’est pas encore mesuré publiquement.
Je n’ai pas trouvé, par exemple, de rapport annuel vérifié indiquant le budget du Réseau, son nombre de membres, sa couverture territoriale, le suivi des jeunes formés ou une diminution des violences directement attribuable à ses interventions.
4. Quand, où et comment le Réseau i2 est-il né ?
Ce qui est établi
La plus ancienne activité publique importante que j’ai retrouvée est la conférence du 21 avril 2024 à Bunia. Le Réseau existait donc déjà à cette date. Cette rencontre est parfois présentée dans les publications audiovisuelles comme une assemblée générale, mais les sources disponibles ne permettent pas d’affirmer qu’elle correspond exactement à sa création juridique.
Le Réseau semble être né :
- en Ituri, avec Bunia comme principal centre d’activités ;
- autour de Sammy Sugabo N’Singoma et d’autres intellectuels ituriens ;
- dans le contexte de l’insécurité persistante, du recrutement des jeunes par les groupes armés, du chômage et du besoin de mobiliser les élites locales ;
- avec l’idée de fédérer chercheurs, universitaires, professionnels, jeunes et autres forces vives autour de solutions pour la paix et le développement.
Ce qui reste à établir
La documentation publique consultée ne permet pas encore de répondre avec certitude à ces questions :
- date exacte de fondation ;
- identité de tous les fondateurs ;
- lieu précis de l’assemblée constitutive ;
- circonstances et débats ayant conduit à sa création ;
- date d’adoption des statuts ;
- statut juridique et numéro d’enregistrement ;
- siège social officiel ;
- sources de financement.
La formulation rigoureuse serait donc :
Le Réseau i2 était publiquement opérationnel à Bunia au plus tard le 21 avril 2024. Sa date exacte de création et les modalités juridiques de sa fondation restent à confirmer au moyen de ses statuts, de son procès-verbal d’assemblée constitutive et de son acte d’enregistrement.
5. Que penser du communiqué transmis ?
Le visuel confirme son positionnement comme acteur de vigilance citoyenne et de plaidoyer. Il réclame un contrôle de la dette provinciale alléguée par l’Inspection générale des finances, la Cour des comptes et les autorités judiciaires.
Cependant, le montant de 60 millions de dollars et l’affirmation selon laquelle cette dette n’aurait pas été reprise dans les documents de remise et reprise doivent être considérés comme une allégation à vérifier, non comme un fait établi par le seul communiqué. Pour l’établir, il faudrait obtenir :
- les procès-verbaux de remise et reprise ;
- les états financiers et annexes de la province ;
- la liste détaillée des créanciers ;
- les contrats et ordonnancements correspondants ;
- les rapports de l’IGF ou de la Cour des comptes ;
- la réponse officielle de l’ancien gouverneur et de l’administration provinciale.
Conclusion
Le Réseau i2 apparaît comme une jeune plateforme citoyenne iturienne, active au moins depuis 2024, qui mise principalement sur la mobilisation des intellectuels, la formation des jeunes, la sensibilisation à la paix et le plaidoyer public. Ses actions sont visibles et certaines sont documentées, mais son histoire institutionnelle, sa situation juridique, ses ressources et l’impact durable de son travail demeurent encore insuffisamment documentés publiquement.